Loi sur la protection des données (nLPD)
En vigueur depuis le 1er septembre 2023. Les données de santé y sont des données sensibles : le cabinet doit les protéger par des mesures adaptées au risque, qu'elles soient au cabinet ou en ligne.
Un stockage en ligne permet de retrouver vos fichiers sur chaque poste du cabinet, et même en dehors. Pour des données de santé, il doit réunir trois conditions : un chiffrement que le fournisseur lui-même ne peut pas lever, un accès réservé aux bonnes personnes, et un contrat clair. Voici ce que dit la loi, et ce que nous mettons en place.
En vigueur depuis le 1er septembre 2023. Les données de santé y sont des données sensibles : le cabinet doit les protéger par des mesures adaptées au risque, qu'elles soient au cabinet ou en ligne.
Elle fixe des exigences minimales : chacun n'accède qu'aux données utiles à son travail, les données ne sont lisibles que par les personnes autorisées, y compris pendant leur transfert, et elles peuvent être rapidement restaurées après un incident.
Il lie le dentiste et ses auxiliaires (art. 321 du Code pénal). Confier des dossiers à un service en ligne n'est admis que si ce secret est préservé : un chiffrement que le fournisseur ne peut pas lever en est la meilleure garantie.
Le fournisseur traite vos données pour vous : un contrat doit fixer ce qu'il peut en faire, où il les garde, à qui il les confie, et comment vous les récupérez en fin de contrat (art. 9 nLPD). Le cabinet reste responsable.
Aucune loi n'oblige un cabinet à stocker ses données en Suisse : un pays dont la Suisse reconnaît la protection convient, comme ceux de l'Union européenne. Les États-Unis ne sont reconnus que pour les entreprises certifiées, et un fournisseur américain peut être contraint de remettre les fichiers qu'il est capable de lire.
La norme ISO 27001 est un bon critère de choix, mais elle reste volontaire : aucune loi suisse ne l'impose. Il n'existe pas non plus, en Suisse, de registre obligatoire des hébergeurs de données de santé.
CONSERVATION
Ces durées viennent des lois cantonales sur la santé, pas de la nLPD. Depuis 2020, une action pour lésions corporelles se prescrit par 20 ans au plus : nous recommandons donc de garder les dossiers 20 ans.
| Canton | Durée minimale | Durée maximale |
|---|---|---|
| Vaud | Au moins 10 ans dès la dernière consultation | Aucun maximum fixé |
| Genève | Au moins 10 ans dès la dernière consultation | Destruction au plus tard après 20 ans, sauf intérêt prépondérant |
| Fribourg | Au moins 10 ans | Destruction au plus tard après 20 ans, sauf intérêt majeur |
| Valais | Au moins 20 ans | Aucun maximum fixé |
Pour Neuchâtel et le Jura, renseignez-vous auprès du service de la santé publique de votre canton. Le patient peut demander l'accès à ses données, leur rectification ou leur remise dans un format courant (art. 25, 28 et 32 nLPD) ; leur effacement reste limité par ces durées de conservation.
Le service que nous installons répond à ces exigences. Vous vous y abonnez directement : le contrat et les données restent à votre nom.

Vos fichiers, et même leurs noms, sont chiffrés sur votre poste avant d'être envoyés : le fournisseur ne peut pas les lire. Les serveurs se trouvent en Suisse ou dans des pays dont la Suisse reconnaît la protection des données.

Les versions précédentes de chaque fichier sont conservées pendant une durée réglable : un document écrasé ou supprimé par erreur se récupère. Ce n'est pas l'archivage légal, qui porte sur le dossier du patient lui-même.

Un lien protégé par un mot de passe, avec une date d'expiration, pour transmettre un document à un confrère ou à un laboratoire. Transmettre le dossier d'un patient suppose toutefois son accord ou une base légale.

Les fichiers choisis restent disponibles sur l'ordinateur, même sans connexion. Ces copies locales doivent être protégées : le disque de l'ordinateur doit être chiffré.

Ordinateurs, tablettes et téléphones du cabinet : chaque compte est protégé par la double authentification, que nous activons avec vous. Évitez les appareils personnels que le cabinet ne gère pas.

Chaque collaborateur a son compte, et chaque dossier partagé ses droits : lecture ou modification. Seules les personnes qui en ont besoin accèdent aux données (art. 3 OPDo).
Le stockage en ligne n'est pas une sauvegarde Une synchronisation recopie aussi un fichier effacé, ou chiffré par un rançongiciel. Les versions limitent les dégâts, mais vos données ont besoin, en plus, de vraies sauvegardes avec une copie hors du cabinet. Et avec un chiffrement de bout en bout, un mot de passe perdu sans moyen de récupération fait perdre l'accès aux fichiers : gardez ces moyens en lieu sûr.
AUTO-DIAGNOSTIC
Cinq points tirés de notre guide, chacun expliqué selon votre réponse. Vos réponses restent dans votre navigateur et se retrouvent dans le bilan complet.
Le diagnostic demande JavaScript. Les explications de chaque point restent lisibles ci-dessous.
La règle 3-2-1 : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors du cabinet. Un incendie, un dégât d'eau ou un cambriolage ne doit pas emporter toutes les copies à la fois.
La copie hors du cabinet doit être chiffrée, automatique et récente, et se trouver dans un pays qui offre une protection adéquate, idéalement en Suisse.
Un disque emporté chaque soir à la maison fonctionne tant que personne n'oublie, ce qui finit toujours par arriver.
Une copie complète et récente de vos données se trouve-t-elle hors du cabinet ?
En ordre : un sinistre ne vous fera pas tout perdre.
À corriger : tout peut disparaître en une fois.
À vérifier : c'est souvent là que se cachent les risques.
Les rançongiciels cherchent les sauvegardes pour les chiffrer en premier. Un disque branché en permanence sera chiffré avec tout le reste.
La parade : une copie déconnectée, ou verrouillée de façon que personne ne puisse la modifier ni la supprimer pendant un certain temps, pas même un programme qui aurait pris le contrôle du réseau. On parle de copie immuable.
C'est le complément recommandé de la règle 3-2-1 ; on écrit parfois 3-2-1-1-0 : une copie immuable en plus, et zéro erreur aux tests de restauration.
Au moins une de vos sauvegardes est-elle déconnectée, ou protégée contre la modification et l'effacement ?
En ordre : votre dernière ligne de défense tient.
À corriger : vos sauvegardes seraient chiffrées avec le reste.
À vérifier : c'est souvent là que se cachent les risques.
Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée est une promesse, pas une garantie. La loi demande de pouvoir rétablir rapidement l'accès aux données après un incident (art. 3 OPDo).
Un test consiste à restaurer quelques dossiers ou radiographies et à vérifier qu'ils s'ouvrent normalement.
Au moins une fois par an, idéalement plus souvent ; chaque test est noté avec sa date et son résultat. C'est aussi ce que l'on vous demandera après un incident.
Une restauration de vos données a-t-elle été testée, avec succès, au cours des douze derniers mois ?
En ordre : vous savez que vos sauvegardes fonctionnent.
À corriger : rien ne prouve que vos sauvegardes fonctionnent.
À vérifier : c'est souvent là que se cachent les risques.
Votre informaticien, votre hébergeur, votre fiduciaire : tout prestataire qui traite des données de vos patients pour votre compte doit être lié par un contrat de sous-traitance (art. 9 LPD).
Le contrat fixe ce que le prestataire peut faire des données, comment il les protège, à qui il peut les confier et ce qu'il en advient à la fin de la collaboration.
Avant de confier vos données, vous devez aussi vous assurer que le prestataire est capable de les protéger. Confier intentionnellement des données sans respecter ces règles est punissable, sur plainte.
Avez-vous un contrat de sous-traitance signé avec chaque prestataire qui accède aux données de vos patients ?
En ordre : vos prestataires sont encadrés.
À corriger : vos données sont confiées sans cadre.
À vérifier : c'est souvent là que se cachent les risques.
Après le mot de passe, un code sur le téléphone : même si le mot de passe est volé, l'attaquant reste dehors. C'est le principe de la carte bancaire et de son code.
À activer en priorité sur la messagerie, l'accès à distance, les sauvegardes en ligne, le logiciel dentaire s'il le permet, et la banque.
Une messagerie piratée sert souvent à tromper vos correspondants, laboratoires et patients compris.
La double authentification est-elle activée sur la messagerie, l'accès à distance et les services en ligne du cabinet ?
En ordre : un mot de passe volé ne suffit plus.
À corriger : un seul mot de passe protège vos données.
À vérifier : c'est souvent là que se cachent les risques.
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Faire le bilan completVotre stockage actuel convient-il à des données de patients ? Nous regardons avec vous ce qui est stocké, où et comment, et ce qu'il faudrait changer. Premier passage gratuit, devis si vous le souhaitez.